Paroisse de Fontaine lès Dijon

 
 
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Notre paroisse
Bulletin dominical
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Permanences et confessions

Don Étienne Guillot :  

 Permanence  mercredi  de 17h00 à 18h00 à St Martin

Don Claude Noël Desjoyaux :

Permanence samedi de 10h à 11h à St Martin

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LE SACREMENT DU BAPTÊME


1. NAISSANCE


* Une ancienne histoire ! qui débute avec le livre de l’Exode (Ex 13-17; 15-21). Un peuple vit la libération, grâce à Dieu, par la médiation d’un homme, envoyé par Dieu, qui s’appelle Moïse. Ce peuple quitte l’esclavage de l’Égypte pour entrer dans une terre de liberté.

Il quitte la sécurité des « oignons » d’Égypte, pour s’aventurer dans le désert, sans savoir d’avance s’il y trouvera de quoi manger et boire. Ce peuple entre dans le combat de la foi, de la confiance en Dieu qui lui a promis une terre, et la vie ! Ce peuple quitte la terre ferme, pour s’engager dans la mer, qui lui ouvre un passage, sous la menace de Pharaon et de ses chars. Au cours de son périple, ce peuple va recevoir la Loi qui conduit à la vie, où ce peuple naissant est appelé à quitter les idoles environnantes pour servir le Dieu Unique.


* Une pratique qui précède Jésus. Cela nous est enseigné par les évangélistes, qui nous présentent un homme, prêchant au désert, se nourrissant de sauterelles et de miel sauvage : il s’agit bien sûr de Jean le Baptiste, dont le nom détermine son ministère auprès de ceux qu’il rencontre, et qu’il invite à se convertir, à changer de vie, en se faisant baptiser par lui dans les eaux du Jourdain (Jn 1,31). En même temps, il annonce la venue et la présence du Sauveur parmi les hommes. Il sait - par révélation - que Jésus, qui se présente à lui, est l’Envoyé de Dieu, et qu’il est plus grand que lui. Jean hésite à baptiser Jésus, et pourtant, sur la demande de ce dernier, il s’exécutera. 

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* Une pratique que vit Jésus. Après être sorti vainqueur des tentations du démon, au désert, Jésus, avant même de prêcher lui-même, s’approche de Jean pour se faire baptiser par lui. Lui qui est sans péché, se rend solidaire de tout homme pécheur, en vivant publiquement la même démarche. Une fois le rite accompli, Jésus sort de l’eau, ce qui rappelle la sortie du peuple d’Israël qui traversa la mer à pied sec. Mais là se produit quelque chose d’unique : Jean en est le témoin privilégié : il voit l’Esprit de Dieu descendre sur Jésus sous la forme d’une colombe, et demeurer sur lui. De plus, une voix se fait entendre, venue des cieux, désignant Jésus comme le Fils bien-aimé du Père, « qui a toute sa faveur ». À cette pratique du baptême de conversion de Jean se substitue un autre baptême qui sera donné non plus seulement avec de l’eau mais dans la force de l’Esprit Saint (Jn 1,33).

* Naissance d'un nouveau baptême. Ce baptême est vécu dans le don de l’Esprit Saint, que Dieu accorde à celui-celle qui se convertit à Lui, en se tournant vers son Fils, sa Parole faite homme, donnée comme Parole de vie éternelle ! C’est donc par Jésus que le baptême sera désormais conféré (Jn 1,33). C’est la mission que Jésus ressuscité confiera, au lendemain de sa résurrection, aux Apôtres qu’il envoie dans le monde entier pour « annoncer » l’Évangile et « baptiser au Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » (Mc 16,15; Mt 28,19). C’est donc l’Église qui est habilitée pour donner le baptême à ceux qui veulent devenir disciples de Jésus ressuscité. Ce baptême est proposé tant aux adultes qu’aux enfants, dès les premiers temps de l’évangélisation. Il devient l’un des sept sacrements de l’Église, et même le premier des sacrements, signe visible et efficace de la présence de Dieu dans la vie de l'homme.


2. BREF APERÇU HISTORIQUE


I-IVème siècles : à ses débuts, l’Église accordait le baptême au matin de Pâques, puis également à la Pentecôte. La préparation s’étalait sur trois années. Quand il y avait urgence, il pouvait être donné à un autre moment de l’année. Déjà le baptême est donné aux enfants.

IV-Vèmes siècles : le temps de préparation se réduit au temps du carême. Il s’estompera avec la généralisation du baptême des petits enfants.

XVII-XVIIIèmes siècles : l’évangélisation des pays non européens relance le catéchuménat.

Après 1950 : en France, on redécouvre le catéchuménat (préparation des adultes au baptême). La France découvre qu’elle est pays de mission, et affirme que la foi est un choix personnel, possible à tout âge ! Le baptême n’est plus limité à l’enfance, mais il s’offre de manière plus fréquente aux adultes qui désirent devenir et vivre en chrétiens.

Après Vatican II (1965) : on remet en valeur l’initiation chrétienne, qui comporte les trois sacrements du baptême, de la confirmation et de l’eucharistie. Trois rituels sont édités : « baptême des adultes en quatre étapes », « baptême des enfants en âge scolaire » (en quatre étapes aussi) et « baptême des petits enfants » (en une étape).

3. SIGNIFICATION

Le baptême est réaffirmé comme Don de Dieu: don de l’Esprit Saint, don de la vie d’enfant de Dieu par adoption. Par lui que la personne participe au mystère de la mort et de la résurrection de Jésus, dans lequel elle est plongée. Dans ce mystère pascal, le catéchumène ou l’enfant renonce au péché et à la mort pour entrer sur le chemin de la vie éternelle.Bapteme1.jpg

Le baptême est un sacrement. Il est un signe visible et efficace de la présence et de l’agir de Dieu dans la vie d’un être humain. Ce sacrement est donné par l’Église en raison de sa mission (Mt 28,19). Il est vécu en Église, puisque donné par un ministre ordonné (diacre, prêtre ou évêque), en présence des parents (si c’est un enfant), du parrain ou de la marraine. Il unit ce nouveau membre du Corps du Christ à l’Église Universelle, et est porté par la prière de tous les saints (litanie des saints).
 

4. DÉROULEMENT

           

Accueil (11h) : un prénom chrétien est donné, montrant que la personne entre dans la famille des chrétiens.

             L'entrée dans l’Église se manifeste par la signation : un signe de croix est tracé sur celui-celle qui va être baptisé(e).
 

         Liturgie de la Parole (12h30) : après la lecture et le Psaume, l’Évangile est proclamé par le prêtre (ou diacre). Puis est priée la litanie des saints. S'ensuit la prière d’exorcisme et de délivrance (onction d’huile – huile des catéchumènes - qui n’est pas le saint chrême, ou bien imposition des mains sur la personne).

         Le baptême : le célébrant bénit l’eau (sauf durant le temps pascal où généralement on utilise celle qui a été bénite lors de la vigile pascale jusqu’à Pentecôte). On demande aux parents (dans le cas d’un enfant) ou au catéchumène de renoncer à Satan, par trois fois, et de professer sa foi en un Dieu Unique, Père, Fils et Esprit.

Bapteme3.jpg          Puis le célébrant baptise
                                « au Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit »
.


S'ensuit l’onction du saint chrême, qui fait naître de l’Esprit Saint
(Jn 3,5)
.

Est remis le vêtement blanc qui dit que le baptisé est revêtu du Christ ressuscité (Ga 3,27) et un cierge allumé au cierge pascal, signe de la lumière qui vient du Christ ressuscité et que répand l’Évangile,
lumière qu’il faudra entretenir et faire briller (Ep 5,8).

           

Au pied de l'autel, on prie le Notre-Père, et le célébrant done la bénédiction finale de Dieu à l'assemblée.
La célébration s’achève avec la signature des registres : l’un parviendra à l’évêché‚ (en fin d’année), l’autre restera à la paroisse, comme trace du sacrement donné en ce lieu d’église locale et diocésaine.

 


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